Tourisme de croisières : Rien n’indique que le Hantavirus soit lié à l’état des navires
21 mai 2026 Rédaction Aucun commentaire À la une Groenland, Hantavirus, Hondius, Rémi Bouysset 2375 vues
Dans une déclaration officielle publiée le 19 mai 2026, le PDG de la compagnie de croisières polaires Oceanwide Expeditions, propriétaire du navire d’exploration le Hondius, Rémi Bouysset, a brisé le silence pour qualifier cet événement de « l’une des situations les plus difficiles de l’histoire de notre entreprise », insistant avant tout sur la dimension de « tragédie humaine » qui frappe les esprits.
Le bilan est lourd : trois personnes ont tragiquement perdu la vie et plusieurs autres ont été grièvement malades après avoir contracté ce virus, certaines ayant nécessité une intervention médicale urgente suivie d’une évacuation sanitaire complexe dans des conditions géographiques et climatiques extrêmement difficiles.
Alors que les spéculations allaient bon train sur les conditions d’hygiène à bord, Rémi Bouysset a fermement tenu à clarifier la situation en indiquant que tout porte à croire que le virus a été introduit à bord par des éléments extérieurs avant l’embarquement et ne provient en aucun cas du navire lui-même.
À ce stade des investigations, rien n’indique en effet que la source de l’infection soit liée à l’état technique du bâtiment ou aux opérations logistiques menées par les équipages, la compagnie rappelant qu’elle applique rigoureusement des procédures de lutte antiparasitaire et de biosécurité, incluant des inspections continues pour éviter la prolifération des rongeurs, principaux vecteurs de transmission du hantavirus par leurs déjections.
Pour l’heure, le Hondius est arrivé à bon port à Rotterdam, aux Pays-Bas, où il a immédiatement entamé un processus de nettoyage, de fumigation et de désinfection approfondi sous la supervision des autorités sanitaires internationales.
Afin de mener à bien cette décontamination totale et de garantir une sécurité absolue, la compagnie a pris la décision d’annuler ses deux prochains voyages, repoussant la reprise officielle des opérations de l’appareil au 13 juin 2026 au départ de Longyearbyen, dans l’archipel du Svalbard.
La vigilance reste toutefois maximale puisque plusieurs personnes touchées demeurent actuellement hospitalisées, dont certaines dans un état critique, tandis que de nombreux passagers et membres d’équipage restent soumis à une quarantaine stricte et à une surveillance médicale renforcée pour écarter tout risque de propagation de cette maladie pulmonaire et rénale hautement dangereuse.
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